vendredi 10 octobre 2008

Emilie à l'école

Aujourd'hui, c'était mon premier jour d'école.
J'avais sagement préparé mon sac la veille, comme une gentille petite élève studieuse le ferait. A 9h, j'étais prête. J'ai quitté la maison, et avec une certaine appréhension, je suis allée à l'école.


J'ai décidé d'assister à certains cours dans une école où je travaille, histoire de voir un peu comment ça se passe ici et surtout pour me plonger dans un environnement germanophone, ce qui ne peut que m'être profitable. J'ai donc assisté aujourd'hui à mon premier cours. C'était un cours d'une nouvelle matière, enseignée seulement depuis quelques années: techniques de présentation. Les élèves y apprennent comment présenter des exposés : recherches, préparation, présentation en utilisant le tableau, les transparents, les diapo power point, etc. C'était intéressant et j'ai appris plein de vocabulaire nouveau. J'étais un peu nerveuse pour ce qui est de la compréhension mais je pense avoir compris plus ou moins 70% de ce qui s'est dit. Pour une première fois, je suis assez satisfaite.

J'étais en classe avec des élèves de 5e (= 3e en Belgique). J'ai certains d'entre eux au cours de français. C'était plutôt bizarre comme situation...

C'est pas un appart, c'est un hôtel!

Bon, ça ne sert à rien de me voiler la face, je suis un oiseau de nuit. Une chouette fille comme dirait mon père! (Ouais, l'humour, c'est de famille!) Du coup, quand je me lève le matin, après avoir laissé sonner MES réveilS toutes les dix minutes pendant une heure, j'ai l'air d'un paresseux insomniaque. Pour ceux qui auraient du mal à s'imaginer, disons que la pauvre bête ferait pitié à voir.


Ce matin, j'étais dans ma cuisine, toujours dans mon pyjama rose (évidemment), les cheveux en bataille et les yeux bouffis de sommeil, et je préparais, en me dirigeant à l'instinct, mes tartines aux granulés de chocolat. Tout à coup, la porte de la salle de bain s'ouvre, et j'aperçois, par mes paupières entrouvertes, un inconnu en caleçon qui traverse ma cuisine.

L'inconnu : " 'jour"
Moi, automatiquement : " 'lut"

Attends, j'ai des hallucinations, je n'ai pourtant pas bu la veille. Les pièces du puzzle se mettent en place: ma coloc m'avait dit qu'un ami à elle, qui avait oublié ses clés, allait passer la nuit chez nous, ainsi qu'un de ses potes. Sympa comme première rencontre: moi qui vient de tomber du lit et lui autant vêtu qu'un chippendale...



C'est pas que ça me dérange de croiser des mecs en petite tenue dans mon appart, mais là, je m'en serais bien passée. J'allais manger et le mec en question n'était pas le sosie d'Adonis...

jeudi 9 octobre 2008

Le basket, c'est reparti

Puisque j'étais installée et que j'avais enfin déballé mes affaires de sport, j'ai enfin pu faire mon retour sur le parquet viennois.
Et là, les surprises s'enchaînent. J'avais accueilli avec enthousiasme la nouvelle d'un match le lundi 6 avec mon équipe mixte, les Kinder Surprises (private joke, on avait pas trouvé de nom, et c'était à Pâques; depuis lors, nous cherchons activement un nom.) A l'entrainement avec mon équipe de filles, j'apprends qu'on a un match le dimanche 5.
1 entrainement et 2 matches en 4 jours, c'est trop? Mais non!

L'entrainement se passe bien. Le match, c'est une autre histoire. On m'a donné le numéro 19. Notre équipement est bleu marine, l'autre est blanc. Bon, j'ai marqué, et j'ai joué plus que je ne le pensais, pour une première fois avec cette équipe, mais on s'est pris 20 points! Ce qui est plutôt drôle, c'est que dans l'autre équipe, il y avait une de mes élèves. C'était bizarre de se voir en classe deux jours plus tard...

Le lendemain, le match se passe nettement mieux: victoire de 29 points. J'ai mis mon 3 points, je suis contente. Le système est toujours le même: les filles ont un point bonus pour les paniers de plein jeu. C'était donc un 4 points! Et le 2 points (j'ai attrapé un rebond, par je ne sais quel hasard) comptait pour 3. Il y a quelques nouveaux dans l'équipe, notamment une autre fille, Sarah. Je la connaissais pour avoir joué avec elles à un tournoi la saison passée et on a fait quelques entrainements ensemble. C'est une fille sympa et une bonne joueuse; heureusement, car j'étais assez furax d'apprendre qu'il y avait une quatrième fille dans l'équipe. Moi qui me plaignait déjà de ne pas avoir assez de temps de jeu. Par chance, lundi, une des autres filles n'était pas là, donc on a eu un temps de jeu raisonnable.


Après tout ça, j'étais épuisée, parce que, bien sûr, on ne rentre pas à la maison tout de suite après le match. Comme je suis Miss Dernière Minute (ou Little Miss Late), mes leçons pour le lendemain n'étaient pas prêtes. C'est dur d'assurer l'animation en classe quand on entend le lit qui nous appelle.

Maintenant que je suis reposée, je suis contente d'avoir recommencé, ça me manquait... En plus, je parle beaucoup plus allemand maintenant, je crois que ça va m'aider à progresser. Peut-être même que j'arriverai à m'énerver en allemand d'ici la fin de la saison....

samedi 4 octobre 2008

Les Autrichiens ont-ils de l'humour?

L'autre jour, j'étais dans les embouteillages, et j'avais tout le temps d'observer les environs. À gauche de la route, je vois un panneau avec une flèche qui indique "Musée du chauffage". Tiens, un musée du chauffage, c'est original. Je pense pas l'avoir vu dans un guide touristique. Pourtant j'en ai quand même trois rien que pour Vienne!!!
En regardant de l'autre côté de la route, je vois un autre panneau indiquant la même direction. Sur celui-là, il était écrit... "Musée du schnaps"!

vendredi 3 octobre 2008

Travailler, c'est trop dur

Hier, c'était mon premier jour de boulot. J'ai beaucoup de chance, je suis dans les mêmes écoles que l'année passée. Je suis donc en terrain connu. C'est moins de stress.

J'arrive dans la première école pour le cours de 8h (dur dur de se lever surtout après m'être réinstallée dans ma chambre si tard). Là, mes collègues me disent qu'elles n'ont pas besoin de mes services aujourd'hui. Je me suis levée pour rien... Aaaaaaargh! Bon, allez, c'est le premier jour, je suis encore motivée... Je rentre déjeuner à la maison, puis je me rends dans l'autre école.
Cours avec les 7e (= 5e en Belgique): aujourd'hui, ils font de la grammaire, donc pas besoin de moi. Et les 8e (= rhétos) juste après? Ils sont en voyage à Prague cette semaine. Oh, les pauvres!
Ma collègue me demande si je veux venir pour les débutants l'après-midi. Ben oui, je me suis levée et j'ai préparé des activités... Fin de journée, j'affiche un bilan plutôt léger: une heure de cours à la place des quatre prévues. Moi, je m'en fous, je suis quand même payée la même chose, que je fasse mes heures ou pas.

Et le vendredi, j'ai congé. Vraiment trop dur, ce boulot...

jeudi 2 octobre 2008

Room sweet room

Comme ça fait plaisir de retrouver sa chambre! Il m'aura fallu un peu moins de 12h pour nettoyer ma chambre et m'y réinstaller. Passer l'aspirateur a été plutôt long: il faut dire que j'ai retrouvé par terre assez de cheveux pour faire une perruque. Je sais que je me répète, mais c'est phénoménal, j'avais jamais vu ça. Je pensais qu'il fallait au moins être comme le cousin Machin de la famille Addams pour en avoir autant.


Ensuite, j'ai fait comme d'habitude: pour ranger, je commence par mettre en désordre. Ce qui veut dire ouvrir toutes les valises et étaler leur contenu sur la moindre surface disponible, en n'épargnant qu'un bout de plancher, qui sert de piste dans cette jungle impénétrable de vêtements, chaussures, livres, shampoing, et j'en passe... Il fallait presque se frayer un chemin à la machette pour traverser ma chambre. Heureusement, j'ai l'habitude:


Et puisque j'avais la tenue, j'ai entrepris des fouilles archéologiques dans le placard pour retrouver ce que j'y avais laissé trois mois plus tôt. Après un travail d'organisation méticuleux, vers 1h30 (oui, oui, du matin), j'ai décidé que je méritais une bonne douche. Satisfaite de l'état de ma chambre, je me suis enfin glissée dans mon lit douillet. Tiens, ça fait tout bizarre d'avoir autant d'espace pour moi toute seule. Un an plus tôt, j'avais déjà eu la même pensée en m'endormant...

Le résultat:

Avant

Après

Le laisser-passer A38

Je ne sais pas d'où cette idée m'est venue, mais je me suis dit: "Tiens, si j'étudiais à Vienne?"
D'abord, je dois prendre mes renseignements. Qui aurait cru que c'était si difficile d'obtenir une information? C'est un peu comme la maison qui rend fou dans les Douze Travaux d'Astérix. Vous vous rappelez de cet épisode, quand ils essaient d'avoir le laisser-passer A38.


Pour ceux qui ont envie de se rafraîchir la mémoire:
http://www.youtube.com/watch?v=ZdafC1Va8HM

Je vais à l'unif où mon aventure commence dans le bâtiment principal en faisant la file. Quand c'est finalement mon tour, la personne m'explique qu'elle ne peut pas me renseigner: je dois aller au département d'anglais et au département de romanes sur le campus. Bien, je pars pour une petite balade dans les rues de Vienne, direction le campus. Une fois là-bas, je commence par le département d'anglais, où on me répond que ce n'est pas à eux que je dois m'adresser mais à une dame... dans le bâtiment principal. J'en viens! Non mais ils se moquent de qui?

Au département de romanes, c'est à peine plus efficace. N'ayant aucune idée de la personne à voir, je m'adresse au secrétariat. De là, on m'envoie au bureau d'à côté... où je suis accueillie par un gentil petit cocker noir. Sa maîtresse me renvoie à un autre professeur, qui n'est évidemment pas présent ce jour-là... Et moi, j'avais un peu l'impression d'être une balle de tennis qu'on envoie d'un côté à l'autre du court. Balader les étudiants d'un bureau à l'autre tient en effet du sport, et ils sont passés pro à l'unif.

Journée aussi riche en résultats que la tête d'un chauve en cheveux... mais je suis déjà contente de pas avoir perdu la mienne, de tête!!!