vendredi 3 octobre 2008

Travailler, c'est trop dur

Hier, c'était mon premier jour de boulot. J'ai beaucoup de chance, je suis dans les mêmes écoles que l'année passée. Je suis donc en terrain connu. C'est moins de stress.

J'arrive dans la première école pour le cours de 8h (dur dur de se lever surtout après m'être réinstallée dans ma chambre si tard). Là, mes collègues me disent qu'elles n'ont pas besoin de mes services aujourd'hui. Je me suis levée pour rien... Aaaaaaargh! Bon, allez, c'est le premier jour, je suis encore motivée... Je rentre déjeuner à la maison, puis je me rends dans l'autre école.
Cours avec les 7e (= 5e en Belgique): aujourd'hui, ils font de la grammaire, donc pas besoin de moi. Et les 8e (= rhétos) juste après? Ils sont en voyage à Prague cette semaine. Oh, les pauvres!
Ma collègue me demande si je veux venir pour les débutants l'après-midi. Ben oui, je me suis levée et j'ai préparé des activités... Fin de journée, j'affiche un bilan plutôt léger: une heure de cours à la place des quatre prévues. Moi, je m'en fous, je suis quand même payée la même chose, que je fasse mes heures ou pas.

Et le vendredi, j'ai congé. Vraiment trop dur, ce boulot...

jeudi 2 octobre 2008

Room sweet room

Comme ça fait plaisir de retrouver sa chambre! Il m'aura fallu un peu moins de 12h pour nettoyer ma chambre et m'y réinstaller. Passer l'aspirateur a été plutôt long: il faut dire que j'ai retrouvé par terre assez de cheveux pour faire une perruque. Je sais que je me répète, mais c'est phénoménal, j'avais jamais vu ça. Je pensais qu'il fallait au moins être comme le cousin Machin de la famille Addams pour en avoir autant.


Ensuite, j'ai fait comme d'habitude: pour ranger, je commence par mettre en désordre. Ce qui veut dire ouvrir toutes les valises et étaler leur contenu sur la moindre surface disponible, en n'épargnant qu'un bout de plancher, qui sert de piste dans cette jungle impénétrable de vêtements, chaussures, livres, shampoing, et j'en passe... Il fallait presque se frayer un chemin à la machette pour traverser ma chambre. Heureusement, j'ai l'habitude:


Et puisque j'avais la tenue, j'ai entrepris des fouilles archéologiques dans le placard pour retrouver ce que j'y avais laissé trois mois plus tôt. Après un travail d'organisation méticuleux, vers 1h30 (oui, oui, du matin), j'ai décidé que je méritais une bonne douche. Satisfaite de l'état de ma chambre, je me suis enfin glissée dans mon lit douillet. Tiens, ça fait tout bizarre d'avoir autant d'espace pour moi toute seule. Un an plus tôt, j'avais déjà eu la même pensée en m'endormant...

Le résultat:

Avant

Après

Le laisser-passer A38

Je ne sais pas d'où cette idée m'est venue, mais je me suis dit: "Tiens, si j'étudiais à Vienne?"
D'abord, je dois prendre mes renseignements. Qui aurait cru que c'était si difficile d'obtenir une information? C'est un peu comme la maison qui rend fou dans les Douze Travaux d'Astérix. Vous vous rappelez de cet épisode, quand ils essaient d'avoir le laisser-passer A38.


Pour ceux qui ont envie de se rafraîchir la mémoire:
http://www.youtube.com/watch?v=ZdafC1Va8HM

Je vais à l'unif où mon aventure commence dans le bâtiment principal en faisant la file. Quand c'est finalement mon tour, la personne m'explique qu'elle ne peut pas me renseigner: je dois aller au département d'anglais et au département de romanes sur le campus. Bien, je pars pour une petite balade dans les rues de Vienne, direction le campus. Une fois là-bas, je commence par le département d'anglais, où on me répond que ce n'est pas à eux que je dois m'adresser mais à une dame... dans le bâtiment principal. J'en viens! Non mais ils se moquent de qui?

Au département de romanes, c'est à peine plus efficace. N'ayant aucune idée de la personne à voir, je m'adresse au secrétariat. De là, on m'envoie au bureau d'à côté... où je suis accueillie par un gentil petit cocker noir. Sa maîtresse me renvoie à un autre professeur, qui n'est évidemment pas présent ce jour-là... Et moi, j'avais un peu l'impression d'être une balle de tennis qu'on envoie d'un côté à l'autre du court. Balader les étudiants d'un bureau à l'autre tient en effet du sport, et ils sont passés pro à l'unif.

Journée aussi riche en résultats que la tête d'un chauve en cheveux... mais je suis déjà contente de pas avoir perdu la mienne, de tête!!!

mercredi 1 octobre 2008

Roméo et Juliette

Je n'ai pas pu résister longtemps. Moins d'une semaine après mon retour dans la capitale autrichienne, je me suis précipitée à l'opéra pour voir Roméo et Juliette de Charles Gounod. J'ai adoré.


Oh, bien sûr, le prix des places a augmenté. Bien sûr, on est mal mis, debout, pour voir un spectacle qui dure plusieurs heures. Et la promiscuité avec une foule de touristes, pour la plupart aussi insupportables que mal élevés, est difficile. Mais l'envie de voir ces spectacles d'une grande qualité, pour un prix qui se révèle malgré tout imbattable, est la plus forte. On oublie vite tous les désagréments quand la musique nous emporte. Surtout quand elle est aussi belle que celle de Gounod.


Tout les éléments y étaient : une mise en scène superbe, ni trop classique ni trop moderne, une très belle musique et une histoire qui a fait ses preuves. Ce sont les ingrédients pour une soirée agréable.

Dans la salle qui m'est devenue familière, j'ai eu le sentiment de n'avoir jamais quitté Vienne.

Ne manquez pas "Le retour de Sissi" - bientôt au cinéma

Après avoir bien profité de mes vacances à Munich où l'accueil est toujours aussi excellent, j'ai retrouvé mon carrosse pour de longues heures de voyage. Direction: Vienne.
Le trajet s'est déroulé sans grand événement. Un temps de merde, avec quelques imitations du déluge assez réalistes. Je parie que je n'avais pas eu un aussi mauvais temps en hiver. Welcome back!
Quelques divergences d'opinion avec mon GPS ont brisé la monotonie du voyage. J'avais beau lui expliquer que je connaissais le chemin, il s'obstinait à vouloir me faire sortir de l'autoroute. Même plus besoin d'une vraie personne pour me prendre la tête! On n'arrête pas le progrès.

Je vous mens pas, je suis bien à Vienne. Voici la preuve par satellite.

Comme ça m'a fait plaisir de reconnaître les environs de Vienne après plus ou moins 6h de trajet. Comme ça m'a fait plaisir de revoir le château de Schönbrunn en passant. Ca m'a même presque fait plaisir de me retrouver dans les embouteillages à l'heure de pointe sur la ceinture, mais bon faut pas exagérer non plus.

Le plus dur restait à faire. Une fois dans ma rue, je devais trouver une place stratégique: pas trop loin de ma porte et de préférence du bon côté de la route. Vu comme ma voiture était remplie, le moindre centimètre gagné pour la décharger était d'une importance capitale. Ne dit-on pas que tout vient à point à qui sait attendre? L'adage s'est vérifié car après environ 10 minutes à tourner autour du pâté de maisons, j'ai trouvé la place parfaite: juste devant ma porte!

Un autre sport commençait alors: décharger la voiture et monter tout jusqu'à mon appart. Ceux qui sont venus savent que je ne mens pas en décrivant le parcours du combattant qui sépare la porte d'entrée à celle de mon appartement. Pourtant, malgré toutes ces marches et tous ces couloirs, ça m'a paru moins difficile que l'an dernier. Bien sûr, j'ai eu l'aide de ma coloc et d'une de ses amies. On peut aussi supposer que j'avais moins de choses que l'an dernier. Mais moi, je crois que c'est une question d'entraînement, j'ai l'habitude de ces escaliers maintenant!

Home sweet home!!!! Ca fait du bien d'être à la maison! Mais voilà, je n'ai pas vraiment retrouvé ma chambre. Pendant mon absence, j'avais décidé de la sous-louer. Je m'appelle pas Crésus et il fallait bien payer le loyer, même si je n'étais pas là. Et cette fille qui a habité chez moi avait demandé pour rester jusqu'à la fin du mois. Du coup, j'ai demandé l'asile à ma coloc, Andreea.

Elle et moi, on s'entend plutôt bien. Heureusement, sinon on se serait déjà entre-tuées. En plus, une de ses amies s'est également installée chez nous, le temps qu'elle trouve un appart. C'est difficile de vivre les unes sur les autres comme ça. Pas moyen de se sentir vraiment chez soi quand on vit toujours dans ses valises, et que j'ai entassé tout ce qui n'était pas indispensable dans le placard.


Emilie alias Mme Propre - plus forte que la poussière
Rien ne résiste à la tornade nettoyante. Aucune saleté ne survit à la magie de la fée du logis armée de son aspirateur. Pour ceux qui auraient des doutes, je précise que je suis cette Conchita qui redonne en quelques heures son aspect d'antant à n'importe quelle cuisine!



Quelle ne fut pas ma surprise, une fois rentrée, et une fois passée la première impression de bien-être, de réaliser que la cuisine et le reste de l'appart étaient dans un état lamentable. On aurait presque dit que personne n'avait nettoyé en mon absence. Hors de question de vivre dans une porcherie. Moins de 24h après mon arrivée, la cuisine avait retrouvé son apparence normale. Mais pour cela, il a fallu frotter, épousseter, aspirer, ranger, sortir les poubelles, et surmonter mon dégoût. Horreur suprême, nous devions faire face à une invasion d'insectes. Prenant mon courage à deux mains, j'ai escaladé les meubles pour aspirer ces hôtes indésirables. Beurk! Y'avait même des vers qui grouillaient au plafond! Dans MA cuisine! Je suis encore malade rien qu'à y penser. Certains avaient collé leur chrysalide dans un coin. J'ai dû gratter pour en venir à bout. Et j'ai dû aller chercher une échelle pour y accéder. Andreea et moi avons ensuite vérifié toute la nourriture pour voir ce qui attirait ces bestioles. Et j'ai réorganisé la cuisine selon mon idée. Je frotte, je décide où vont les choses, c'est normal!


Je flatte un peu mon ego en m'estimant indispensable, mais vraiment, on voit la différence. Le lendemain, je me suis attaquée au reste de l'appartement, principalement la salle de bain. Là, je ne jette pas la pierre aux filles pour l'état de la pièce. La machine à laver est tombée en panne et le réparateur devait repasser pour terminer le travail. Du coup, des piles de linge sale, de la poussière et la machine étaient au milieu de la salle de bain. Il y avait aussi des cheveux partout. Ils bouchaient l'évier (j'étais pas à court de trucs dégueu à faire). Il faut le dire, ramasser cet amas gluant de cheveux et de savon qui bouche l'évier n'est pas drôle, mais quand on sait en plus qu'on n'a absolument rien à voir avec ça, c'est encore pire. Longs et noirs, pas de doute, ils ne sont pas à moi. La coupable, c'est ma locataire. Cette fille, par ailleurs très gentille, est une véritable usine à cheveux. Je me demande comment elle en a encore sur la tête vu la quantité astronomique que je retrouve un peu partout dans l'appart.

Après le passage du réparateur, j'ai donc remis la salle de bain en état. Ah, j'adore mon appart quand il est propre et bien rangé.

Je récupère ma chambre aujourd'hui! J'ai hâte de m'y attaquer...

mardi 30 septembre 2008

Oktoberfest

Oktoberfest. Ce simple mot évoque à Munich tout un univers. La fête de la bière est un événement incontournable là-bas. Par chance, mon passage à Munich coïncidait avec l'édition de cette année. Ca méritait bien un article sur mon blog!!!

La statue de Bavaria surplombe le Theresienwiese, le "pré de Thérèse", où a lieu la fête.

Imaginez n'importe quelle fête de village en Belgique. Imaginez qu'à la place de goblets en plastiques, ce sont des chopes d'1 litre de bière. Imaginez qu'à la place de bretzels taille apéritif, les gens se partagent des bretzels de 30cm. Imaginez la plupart des gens en costumes traditionnels. Maintenant, multipliez pour obtenir 6 millions de visiteurs. Voilà un peu la première impression de la fête de la bière.

Une des tentes - ambiance

Vrai ou faux?
L'Oktoberfest a lieu en octobre. FAUX! Comme son nom ne l'indique pas, l'Oktoberfest commence en septembre. Et un peu vrai quand même... car elle se termine le 1er week-end d'octobre.

Chaque tente est décorée dans un style différent.

Les Allemands ne sont pas des comiques. FAUX! Qui d'autre est capable de fêter 175 fois un mariage en faisant couler la bière à flots et en se goinfrant de bretzels??? La fête a eu lieu la première fois en 1810 pour célébrer les noces du prince héritier Louis et de la princesse Thérèse de Saxe-Hildburghausen. Les gens se sont tellement amusés qu'ils ont recommencé l'année suivante et ça fait 175 fois que ça dure.

Vous avez vu la taille du bretzel? Faut avoir faim pour en venir à bout.

Les bières sont servies dans des tentes. VRAI! Mais entendons-nous, quand on parle de tentes, on parle d'édifices temporaires qui ressemblent plus à des cabanes à l'intérieur desquelles on peut accueillir jusqu'à 8 450 personnes! On compte 14 tentes principales, toutes décorées de manière remarquable. Des serveurs viennent prendre les commandes des clients une fois qu'ils ont trouvé (ou plutôt s'ils ont la chance de trouver) une place à table. Chaque tente travaille normalement avec une des 6 brasseries qui fournissent la bière pour l'événement. Ces brasseries, connues comme les Six Grandes, sont bien sûr de Munich. Il s'agit de Spaten, Hofbräu, Paulaner, Löwenbräu, Augustiner et Hacker-Pschorr.

En train de déguster une bière. Mais non, je n'aime pas la bière! C'était juste pour la photo.

Les gens se déguisent. FAUX! Ils portent des costumes bavarois traditionnels qui n'ont rien d'un déguisement là-bas. Par contre, on peut acheter des chapeaux tous plus farfelus les uns que les autres.

Les serveurs font la file pour prendre les plats à apporter aux clients.

Adele, en Dirndl, en train de manger un demi poulet rôti, un des plats les plus populaires lors de l'Oktoberfest. Les gens à côté, on ne les connaissait pas, mais on nous a placées à côté pour dîner. Les places sont chères.

La musique en allemand, ça peut être effrayant. VRAI! Quand la plupart des occupants d'une tente montent sur les bancs une chope à la main pour reprendre les chansons typiques jouées par l'orchestre, on peut avoir l'impression d'être dans une autre dimension.

Dans une des tentes. Le kiosque accueille un groupe qui joue des airs traditionnels mais aussi des chansons modernes de temps en temps. Ils terminent leurs périodes de musique par une chanson qui incite les gens à lever leur chope et à boire.

On vend des cookies pour ne pas les manger. VRAI! On peut trouver des cookies en forme de coeur qui portent des messages comme "Je t'aime" ou "Bisous de l'Oktoberfest". C'est comme une carte de voeux en fait, sauf que c'est fait avec de la farine et du sucre plutôt qu'en papier.

Moi aussi, j'ai mon souvenir. Les gens les arborent autour de leur cou. Je précise que le mien est un petit format - pour la discrétion ;-)

Je me suis fait passer pour une Bavaroise. VRAI! Quand Adele et moi avons visité l'Oktoberfest, mardi soir, elle m'a prêté une de ses Dirndl, une robe traditionnelle. L'illusion a tenu jusqu'à ce que je commande quelque chose, ce qui a provoqué une réaction trop fréquente pour ne pas être vexante, à savoir la question "tu viens d'où?" Merde! Mon accent m'a encore grillée!

À la sortie, "au revoir"

samedi 27 septembre 2008

Munich - le centre

Comme certains d'entre vous le savent, j'ai de la famille en Allemagne. Par je ne sais quel mystère, Adele et Rich se sont installés à Munich. Munich qui se trouve à peu près à mi-chemin entre la Belgique et Vienne. Le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas?
Et voilà, j'ai donc pris l'habitude m'arrêter chez eux lors des migrations saisonnières entre ma résidence viennoise et mes appartements belges.
Cette fois encore j'ai fait escale dans la capitale bavaroise; j'en ai profité pour prendre quelques jours de vacances afin de découvrir la ville.

Le Siegestor, l'arc de triomphe


Le lendemain de mon arrivée, je suis donc partie pour une promenade au centre. En bonne petite touriste que je suis, j'avais soigneusement étudié les guides touristiques et établi un programme qui devait me faire découvrir quasiment tout ce que le centre compte de bâtiments remarquables.


La cathédrale Notre-Dame

La cour gothique d'une maison typique


Certaines mauvaises langues diront que me connaissant, il devait encore s'agir d'un marathon dans des rues encombrées de touristes et de badauds, mais franchement, je parraine pas la sortie des pensionnaires de l'hospice: je n'avais pas beaucoup de temps, il fallait donc en profiter au maximum. Et puis, pour être tout à fait exacte, ce n'était pas du tout un marathon... un semi-marathon tout au plus, et cette distance-là, ça ne pose pas de problème, n'est-ce pas Maman?

La Wittelsbacherbrunnen, la fontaine des Wittelsbach
(la famille Wittelsbach était une puissante famille du sud de l'Allemagne, et elle a donné plusieurs rois et ducs de Bavière, ainsi que deux Elisabeth célèbres: l'une a épousé le roi Albert Ier et donné son nom à un concours musical, l'autre s'est mariée avec un certain François-Joseph, mais bien sûr, vous avez deviné, c'est Sissi)


Le jour suivant, un peu de culture au programme: Haus der Kunst, "maison de l'art" en français. Le musée a été utilisé pour la propagande pendant le troisième Reich. Maintenant, on y trouve une exposition sur l'art de et/ou à Munich. Les affiches de l'exposition sont marrantes, elles représentent Andy Warhol en Lederhose, cette fameuse culotte de cuir typique de la région. Comme si l'expo tournait autour de l'artiste américain! Quelle déception de ne voir que deux oeuvres de lui! C'est presque de la publicité mensongère! Bon d'accord, les toiles étaient importantes... du point de vue de la superficie!

Munich vue par Andy Warhol

Il y avait une autre exposition : "traces du spirituel". C'était peut-être un peu trop spirituel pour moi, parce que j'avoue qu'après quelques salles, j'ai perdu la trace. Enfin, je retiens deux choses: j'adore Kandinsky mais je suis nettement moins fan de l'art contemporain qui représente Jésus Christ à la façon d'une pub indienne pour Coca Cola (attention à l'overdose de couleur).